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Clés d'appartement posées sur une table

Taxe d'acquisition (mas rechisha) et mas shevach en Israël : qui paie, quand, quelles exonérations

Toute transaction immobilière en Israël donne lieu à deux impositions principales : la taxe d'acquisition (mas rechisha), acquittée par l'acquéreur, et la taxe sur la plus-value (mas shevach), dont le vendeur peut être redevable. L'une et l'autre relèvent du service Misui Mekarkein de l'administration fiscale.

Leur montant dépend de la situation personnelle de chacun ; il convient donc de les évaluer avant la signature, et non après.

La taxe d'acquisition : la taxe de l'acheteur

Elle est calculée par tranches sur la valeur du bien acquis. Les tranches et les taux étant régulièrement actualisés, les chiffres en vigueur sont publiés sur le site de l'administration fiscale et dans son simulateur officiel.

Logement unique ou supplémentaire

La distinction déterminante tient à la question de savoir si le bien constituera le seul logement de l'acquéreur. Un logement unique acquis par un résident israélien bénéficie de tranches réduites ; un logement supplémentaire est taxé plus lourdement.

Il existe des situations intermédiaires, par exemple lorsque l'acquéreur s'engage à céder son ancien logement dans un délai déterminé. La notion de « logement unique » est strictement définie et tient compte des biens du conjoint et des enfants mineurs.

Les avantages pour les olim

Les olim qui acquièrent un bien entre un an avant et sept ans après leur alyah peuvent bénéficier d'un taux réduit. Pour les alyot intervenues depuis le 15 août 2024, l'avantage est réservé au logement unique qu'ils occuperont, dans la limite d'un plafond de prix, et ne peut être accordé qu'une seule fois.

Un logement détenu en France peut être pris en compte dans l'appréciation de votre situation : ce point doit être vérifié au cas par cas.

Les délais

L'acquéreur déclare la transaction dans les 30 jours et acquitte la taxe, selon son auto-liquidation, dans les 60 jours. La date de la transaction correspond en principe à celle de la signature du contrat, parfois antérieurement, par exemple lors de la signature d'un protocole d'accord.

Le mas shevach : la taxe du vendeur

Elle porte sur la plus-value réelle, soit la différence entre le prix de cession et le prix d'acquisition, après indexation et déduction des dépenses admises, telles que certains travaux d'amélioration et les frais afférents à la transaction.

Dans de nombreux cas, la cession est exonérée, en tout ou partie.

L'exonération du logement unique

Le vendeur d'un « appartement d'habitation qualifié » constituant son unique logement peut être exonéré, sous réserve de conditions cumulatives, notamment :

Les non-résidents

Un résident français cédant un appartement en Israël peut être exonéré s'il ne possède aucun logement dans son pays de résidence, sur production d'une attestation de l'administration fiscale de ce pays.

Un bien reçu en héritage

L'héritier qui cède un appartement recueilli par succession peut être exonéré si le défunt ne possédait qu'un seul logement et aurait lui-même bénéficié de l'exonération. La demande est accompagnée de l'ordonnance d'héritage ou d'homologation du testament.

À ne pas confondre : le hetel hashbacha

Le hetel hashbacha est une redevance due à la commission locale d'urbanisme lorsqu'un plan d'aménagement a accru la valeur du bien. Distinct du mas shevach, il doit lui aussi être vérifié avant la cession.

Les erreurs fréquentes

Le rôle concret de l'avocat

Ces informations sont de portée générale. Les montants exacts dépendent de votre situation et des barèmes en vigueur publiés par l'administration fiscale.

Sources

Voir aussi

Les étapes d'un achat immobilier · Achat immobilier en Israël

Ces informations, de portée générale, ne constituent pas une consultation juridique. Chaque situation appelle un examen particulier.

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